Calculateur SIG gratuit : soldes intermédiaires de gestion

En bref : à quoi servent les SIG ?

Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) décomposent le compte de résultat pour expliquer comment votre entreprise passe du chiffre d’affaires au résultat net. Ils distinguent notamment la marge commerciale, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation (EBE) et le résultat d’exploitation. Ce calculateur gratuit vous aide à les reconstituer à partir de vos chiffres ou des comptes publics disponibles via votre SIREN.

Comprendre les soldes intermédiaires de gestion

Marge commerciale

Ventes de marchandises − coût d’achat des marchandises vendues

Mesure la marge de l’activité de négoce. Le coût d’achat tient compte de la variation des stocks. Une entreprise de services sans revente de marchandises n’a pas de marge commerciale.

Production de l’exercice

Production vendue + production stockée + production immobilisée

Mesure la production de biens et de services de l’exercice. Elle peut différer du chiffre d’affaires en présence de stocks ou de travaux réalisés pour l’entreprise elle-même.

Valeur ajoutée (VA)

Marge commerciale + production de l’exercice − consommations en provenance de tiers

Mesure la richesse créée après les achats consommés et les charges externes, dont la sous-traitance. Elle sert notamment à rémunérer les équipes et à financer les impôts et l’exploitation.

Excédent brut d’exploitation (EBE)

Valeur ajoutée + subventions d’exploitation − impôts et taxes − charges de personnel

Mesure la performance d’exploitation avant amortissements, financement et impôt sur les bénéfices. Les charges de personnel comprennent les salaires et les cotisations patronales.

Résultat d’exploitation

EBE + autres produits d’exploitation + reprises − dotations − autres charges d’exploitation

Intègre notamment l’usure des équipements via les amortissements et les provisions. Il permet d’évaluer la rentabilité de l’activité après ces charges.

Résultat courant avant impôts (RCAI)

Résultat d’exploitation + résultat financier ± quote-part des opérations faites en commun

Intègre les produits financiers et les charges financières, dont les intérêts d’emprunt. Il isole le résultat courant avant les éléments exceptionnels et l’impôt sur les bénéfices.

Résultat exceptionnel

Produits exceptionnels − charges exceptionnelles

Depuis les exercices ouverts en 2025, le Plan comptable général réserve en principe ce classement aux événements majeurs et inhabituels, avec des exceptions prévues par les textes. Une opération non récurrente n’est pas automatiquement exceptionnelle.

Résultat net

RCAI + résultat exceptionnel − participation des salariés − impôt sur les bénéfices

Représente le bénéfice ou la perte de l’exercice. Il ne correspond pas au solde bancaire : les délais de paiement, les investissements et les remboursements de capital affectent aussi la trésorerie.

Le tableau traditionnel comporte aussi un solde relatif aux plus-values et moins-values de cession d’immobilisations. Il ne faut pas additionner les SIG entre eux : ils correspondent à des étapes de formation du résultat.

Exemple chiffré : une PME de services à 3 M€ de CA

Exemple fictif et pédagogique, pas un cas client ni une médiane sectorielle. Entreprise de services sans négoce, sans autres produits ou charges d’exploitation, sans reprises, sans opérations faites en commun et sans participation des salariés. L’impôt de 30 000 € est une hypothèse, pas une simulation fiscale.

SoldeCalculMontantPart du CA
Production vendue de services (CA HT)Aucune production stockée ou immobilisée3 000 000 €100,0 %
Valeur ajoutée3 000 000 − 450 000 d’achats consommés − 600 000 de charges externes1 950 000 €65,0 %
EBE1 950 000 + 20 000 de subventions − 50 000 de taxes − 1 650 000 de personnel270 000 €9,0 %
Résultat d’exploitation270 000 − 75 000 de dotations aux amortissements195 000 €6,5 %
Résultat courant avant impôts195 000 − 30 000 de charges financières nettes165 000 €5,5 %
Résultat exceptionnelAucun produit ni charge exceptionnel0 €0,0 %
Résultat net165 000 − 30 000 d’impôt sur les bénéfices135 000 €4,5 %

Dans cet exemple, l’EBE atteint 9,0 % du CA, mais la marge nette est de 4,5 %. Un point de taux d’EBE représente 30 000 € à chiffre d’affaires constant, avant les effets sur l’impôt et la trésorerie.

Comment interpréter vos SIG et les comparer au secteur

Comparez des exercices de même durée et une ventilation comptable stable. Une baisse de la valeur ajoutée invite à examiner les achats et la sous-traitance. Un EBE en recul conduit à analyser les prix, la facturation et les charges de personnel. Un écart important entre EBE et résultat net nécessite de regarder les amortissements, le financement et l’impôt.

Les médianes Banque de France et le guide du taux d’EBE donnent des repères sectoriels, pas un seuil universel de bonne santé. Consultez aussi EBE et résultat net : les différences.

Sources et méthode

Définitions : Autorité des normes comptables, Plan comptable général. Comparaisons sectorielles : Banque de France, ratios sectoriels. Vérifiez l’exercice, le secteur et le périmètre des données avant toute comparaison. Le calculateur aide à lire vos comptes, il ne remplace pas leur validation par votre expert-comptable.

Questions fréquentes sur le calcul des SIG

Comment calculer les soldes intermédiaires de gestion ?

Partez du compte de résultat du même exercice. Calculez la marge commerciale et la production, puis retranchez les consommations de tiers pour obtenir la valeur ajoutée. Déduisez ensuite les taxes et les charges de personnel, en ajoutant les subventions d’exploitation, pour obtenir l’EBE. Intégrez enfin les amortissements, les autres éléments d’exploitation, le résultat financier, le résultat exceptionnel, la participation et l’impôt pour parvenir au résultat net.

Quels documents faut-il pour utiliser le calculateur SIG ?

Munissez-vous de votre compte de résultat détaillé ou de votre liasse fiscale pour l’exercice concerné. Vérifiez notamment les achats et variations de stocks, les charges externes, les salaires et cotisations, les subventions, les taxes, les amortissements et les éléments financiers. Le SIREN permet un préremplissage uniquement si les comptes publics nécessaires sont disponibles. Des comptes confidentiels ou incomplets nécessitent une saisie manuelle.

Quelle est la formule de l’EBE ?

EBE = valeur ajoutée + subventions d’exploitation − impôts et taxes − charges de personnel. L’impôt sur les bénéfices n’est pas déduit à ce stade. Le taux d’EBE se calcule ensuite ainsi : EBE ÷ chiffre d’affaires HT × 100. Dans notre exemple, 270 000 € ÷ 3 000 000 € × 100 = 9,0 %.

Quel est un bon taux d’EBE pour une PME ?

Il n’existe pas de seuil universel : le métier, la taille, l’intensité capitalistique et l’exercice comptable changent la comparaison. Comparez votre taux à la médiane et aux quartiles Banque de France de votre secteur, sur un périmètre comparable, puis à vos propres exercices précédents. Une médiane sectorielle est un repère statistique, pas un objectif garanti.

Quelle différence entre EBE, résultat net et trésorerie ?

L’EBE mesure l’exploitation avant amortissements, financement et impôt sur les bénéfices. Le résultat net intègre ces éléments. La trésorerie dépend aussi des encaissements, des décaissements, du besoin en fonds de roulement, des investissements et du remboursement du capital des emprunts. Une entreprise bénéficiaire peut donc manquer de trésorerie.

Le calculateur SIG et le Bilan Express sont-ils la même chose ?

Non. Le calculateur permet une première lecture de vos soldes et ratios. Le Bilan Express offert croise vos réponses avec les repères Banque de France de votre secteur pour préparer un rapport de 4 pages : vos ratios face au secteur, vos 3 fuites chiffrées et 3 actions à lancer ce mois-ci. Vous pouvez le demander sur la page Bilan Express.

Passez des ratios aux actions avec le Bilan Express

Identifiez les écarts à examiner dans votre PME et les actions à prioriser ce mois-ci.

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